06.10.2009

JUSTICE

mardi 6 octobre :

JUSTICE

Mot d'ordre du jour :

"Que tous les juges rendent la Justice"

Et d'abord celle qu'ils ont confisquée.

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09.07.2009

JUGES

jeudi 9 juillet :

JUGES

Mot d'ordre du jour :

"Les juges ignorent tous à quoi ils condamnent"

Et d'abord aucun n'a fait de stage en prison.

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02.07.2009

STATIONNEMENT

jeudi 2 juillet :

STATIONNEMENT

Mot d'ordre du jour :

"Veillons tous à bien régler notre ticket de stationnement"

Et d'abord ça peut conduire en prison.

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20.03.2009

LIBERATION

vendredi 20 mars :

Mot d'ordre du jour  :

"Exigeons la libération de tous les gorilles"

Et d'abord pour faire plaisir aux juges.

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28.01.2009

JUGE LA TEIGNE

Souvent le juge est teigneux de nature, revanchard frustré dont il serait intéressant de rechercher par quelles voies sa vocation s’est déclarée. Plus encore que d’autres professions qui donnent à l’individu un pouvoir, depuis le simple flic jusqu’au garde des sceaux, la magistrature est le lieu le plus accompli pour exercer sa perversité aux dépens du citoyen ordinaire. On connaît d’autres domaines qui recrutent des individus qui seraient instables, inefficaces, névrosés s’ils n’étaient en adéquation avec leurs pulsions enfouies. On voit par exemple en médecine, que ce  soit chez l’infirmière ou le chirurgien, que certains manifestent d’autant plus d’enthousiasme et de capacités qu’ils accomplissent des actes qui permettent à leur sadisme latent de s’exprimer. Dans les entreprises qui n’a pas souffert de voir à l’œuvre celui qu’on appelle le « petit chef », l’avorton mental qui utilise sa miette de pouvoir pour torturer ses subordonnés, sans réaliser qu’il est une caricature, un personnage de comédie, risible et pitoyable bien que férocement engagé dans sa poursuite d’un absolu plus important et sérieux pour lui que son image et même son salut. Le but de ces vies dédiées aux pulsions élémentaires, inavouées car cachées sous le manteau de la nécessité à réprimer ce qui est incorrect, défectueux ou illégal, sacralisées par la reconnaissance d’une société qui se sert d’elles comme de domestiques corvéables, qu’on récompense par des compliments, des primes, des citations et des médailles tout en les méprisant à cause même de leur docilité, le but de ces vies est de réaliser leurs fantasmes de domination sans encourir de peine. Plus même, le but est de parvenir à l’expression la plus belle de ces fantasmes, comme d’une œuvre d’art, en devenant le créateur de stratégies si adroites, si impossibles à détourner, que l’auteur y trouve toutes les délectations de la jouissance.

Il existe peut-être des juges d’une autre espèce mais je n’en ai jamais rencontré. Sans doute leur excentricité au sein de cette profession les fait-elle disparaître, se dissimuler au moins pour ne pas choquer leurs collègues ni rassurer quelque coupable que ce soit. En revanche, dans le genre belle brochette de sadiques, j’en voyais rassemblée tous les ans au méchoui donné par les A…, avocats et magistrats de père en fils, dans leur propriété des Yvelines. Y accourait toute l’espèce du département et des environs, éparpillée dans les jardins, à qui mon ami, dernier rejeton de la famille, se faisait un plaisir de me présenter comme une pièce rare rapportée d’une contrée sauvage, exotique : l’art contemporain. Il pleuvait sur le méchoui et dans les verres de Mascara et, pour allonger d’une rasade d’humour vache à peine dissimulé cette présentation, mon ami l’avocat me désignait également comme étant le peintre préféré, et bénéficiant de son amitié, de l’humoriste Reiser. C’était, pour ces messieurs et dames libérés de leur tribunal, l’occasion de se livrer à des menaces imaginaires contre cette engeance dévoyée des journaux satiriques et de lancer des déclarations de guerre, les yeux allumés par la vision anticipée de voir comparaître devant leurs griffes et leurs canines ces abrutis et salopards mal élevés dont les caricatures et diatribes osaient les présenter pour ce qu’ils étaient : de simples minables affublés de costumes importants et d’un pouvoir qui leur permet de ne jamais rendre la justice qu’ils ont confisquée.